Le Girardin industriel en une phrase
Ce n'est pas un placement : c'est un outil de gestion de l'impôt. Vous apportez une somme qui finance, avec un emprunt bancaire, l'achat de matériel neuf (engins de chantier, véhicules utilitaires, panneaux solaires, équipements professionnels) loué à une entreprise d'outre-mer. Votre apport est définitivement consommé ; en contrepartie, vous obtenez une réduction d'impôt supérieure à cet apport.
Le mécanisme
Comment fonctionne une opération Girardin industriel
Combien ça rapporte ?
Exemple pour un apport de 10 000 €
La réduction est obtenue l'année qui suit l'investissement, lors du calcul de l'impôt sur les revenus de l'année de souscription. Si elle dépasse l'impôt dû, la fraction non imputée peut être reportée sur les années suivantes, dans les conditions prévues par la loi.
Le plafonnement, la vraie force du dispositif
Le Girardin industriel bénéficie du plafond majoré de 18 000 € des investissements outre-mer. Surtout, seule une fraction de la réduction est retenue dans ce plafond :
| Type d'opération | Part de la réduction retenue dans le plafond | Réduction maximale théorique |
|---|---|---|
| Opération de plein droit | 44 % | Environ 40 900 € |
| Opération avec agrément fiscal | 34 % | Environ 52 900 € |
Ces maximums supposent qu'aucune autre réduction n'utilise le plafond. En pratique, on calcule le montant au plus juste à partir de votre impôt réel et de vos autres niches.
Cas pratique fictif, à titre d'illustration
Sophie, anesthésiste libérale, prévoit environ 25 000 € d'impôt sur le revenu. Elle utilise déjà 4 000 € de réductions classiques. Elle souhaite effacer 20 000 € d'impôt grâce au Girardin industriel.
Apport nécessaire : environ 17 860 € (rentabilité de 12 %)
Réduction obtenue : 20 000 €, soit un gain net d'environ 2 140 €
Plafonnement : 4 000 € + 44 % de 20 000 € = 12 800 €, sous la limite de 18 000 €
Impôt restant : environ 1 000 €, après ses autres réductions.
Les garde-fous indispensables
Le monteur
Son ancienneté, le volume d'opérations réalisées, son taux de sinistres et sa solidité financière comptent plus que le taux affiché.
La garantie de bonne fin
Vérifiez la présence d'une garantie fiscale et d'assurances couvrant le matériel pendant 5 ans.
La juste mesure
On n'investit jamais au-delà de son impôt prévisible. Un excès de réduction est un apport perdu.
La transparence
Nature du matériel, exploitants, territoires : vous devez savoir ce que vous financez.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si l'exploitant fait faillite ?
Si le matériel cesse d'être exploité avant 5 ans, l'administration peut reprendre la réduction. Les monteurs sérieux prévoient des solutions de remplacement de l'exploitant et des garanties fiscales : c'est le premier critère de choix.
Est-ce compatible avec le PER ?
Oui, et c'est souvent l'ordre logique : le PER réduit d'abord le revenu imposable, hors plafond des niches, puis le Girardin agit sur l'impôt restant.