Les avantages matrimoniaux en danger

Lors d'un divorce, les avantages consentis au conjoint pendant le mariage peuvent être remis en cause. Clause de préciput, donation au dernier vivant, clause d'attribution intégrale de la communauté : ces dispositifs, pensés pour protéger le couple, deviennent caducs ou contestables en cas de séparation.

Il est essentiel de faire le point sur l'ensemble des avantages matrimoniaux en place dès que la séparation est envisagée.

L'assurance-vie et le divorce

La clause bénéficiaire de vos contrats d'assurance-vie mérite une attention particulière. Si votre ex-conjoint est toujours désigné comme bénéficiaire, les capitaux lui seront versés à votre décès — même après le divorce. Pensez à mettre à jour vos clauses bénéficiaires immédiatement.

Par ailleurs, les contrats d'assurance-vie alimentés avec des fonds communs peuvent faire l'objet d'une récompense au profit de la communauté lors de la liquidation du régime matrimonial.

La prestation compensatoire

La prestation compensatoire vise à compenser la disparité de niveau de vie créée par le divorce. Son montant dépend de nombreux critères : durée du mariage, âge et état de santé des époux, qualification professionnelle, patrimoine estimé après liquidation. Elle peut être versée en capital (le plus courant) ou en rente.

Les réflexes à adopter

Dès la séparation, plusieurs actions s'imposent : faire l'inventaire complet du patrimoine commun et propre, mettre à jour les clauses bénéficiaires de tous vos contrats, consulter un notaire pour la liquidation du régime matrimonial, et revoir votre stratégie patrimoniale globale post-divorce.