Pourquoi souscrire à une assurance-vie ?
L'assurance-vie est un véritable couteau-suisse de la gestion de patrimoine. Initialement conçue comme une assurance, elle sert le plus souvent à épargner, à percevoir des revenus complémentaires, à préparer votre retraite, et à transmettre.
D'une grande souplesse et dotée d'un formalisme très simple, le souscripteur garde la maîtrise de ses capitaux et a la possibilité de faire évoluer son investissement en fonction de sa situation.
En outre, l'assurance-vie permet d'optimiser l'organisation de sa succession et de protéger ses proches puisqu'elle bénéficie également d'un cadre juridique et fiscal avantageux en cas de décès.
Les quatre objectifs principaux de l'assurance-vie :
- Obtenir des revenus complémentaires — notamment à la retraite, via des rachats programmés
- Transmettre un capital aux personnes de son choix — avec un cadre fiscal très favorable
- Protéger ses proches — grâce à la clause bénéficiaire et l'exonération du conjoint
- Valoriser son patrimoine — avec un large choix de supports d'investissement
Comment cela fonctionne ?
En ouvrant un contrat d'assurance-vie, vous pouvez verser de l'argent en une seule fois (versement unique) ou quand vous le souhaitez (versement libre), ou encore de manière programmée, tous les mois par exemple, par prélèvement sur votre compte (versement programmé).
Une fois votre argent versé au contrat, vous avez le choix d'investir sur deux types de supports :
Fonds en euros (sécurité)
Votre épargne n'est pas soumise aux mouvements des marchés financiers. Le capital est garanti.
Mais le rendement moyen des fonds euros reste limité (autour de 2-3 % en 2024).
Unités de compte (dynamisme)
Un choix varié de supports (secteurs d'activité, géographie) offrant une espérance de gain supérieure au fonds en euros.
Mais votre épargne n'est pas garantie — vous pouvez perdre de l'argent.
Vous pouvez répartir votre argent comme vous le souhaitez entre les supports mais aussi faire des arbitrages (= transferts) d'un support à l'autre.
Votre argent reste disponible à tout moment. Pour le récupérer, vous devez faire un "rachat" de tout ou partie de votre épargne (rachat total ou partiel). Vous pouvez aussi mettre en place des rachats programmés, c'est-à-dire des virements permanents (mensuels, trimestriels ou semestriels) de votre contrat d'assurance-vie vers votre compte courant.
Fiscalité : c'est au moment du rachat que vous êtes fiscalisé
La fiscalité de l'assurance-vie présente deux avantages majeurs :
- L'imposition ne porte que sur la quote-part d'intérêts comprise dans le rachat — le capital versé est exonéré.
- Le taux d'imposition peut être très faible : en ouvrant un contrat aujourd'hui, le taux de taxation sera de 12,8 % (éventuellement 7,5 % si le contrat a plus de 8 ans et que vous avez moins de 150 000 € sur l'ensemble de vos contrats).
Les prélèvements sociaux (17,2 %) sont retenus chaque année sur le fonds en euros ou lors du rachat pour les unités de compte.
| Durée du contrat | Taux d'imposition (hors PS) | Abattement annuel |
|---|---|---|
| Moins de 8 ans | 12,8 % (PFU) ou barème IR | Aucun |
| Plus de 8 ans | 7,5 % (jusqu'à 150 K€ de versements) | 4 600 € (célibataire) / 9 200 € (couple) |
Transmission : comment sont taxés les bénéficiaires ?
Lors de votre décès, les capitaux de votre assurance-vie sont transmis aux bénéficiaires que vous avez choisis et désignés dans la clause bénéficiaire de votre contrat. La fiscalité "décès" dépend de votre âge au jour de chaque versement.
| Versements effectués... | Abattement | Au-delà |
|---|---|---|
| Avant 70 ans (art. 990 I) | 152 500 € par bénéficiaire | 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 % |
| Après 70 ans (art. 757 B) | 30 500 € global (tous bénéficiaires) | Droits de succession selon le lien de parenté |
L'avantage est considérable : avec 2 enfants bénéficiaires, vous pouvez transmettre jusqu'à 305 000 € hors succession si les primes ont été versées avant 70 ans — en plus des abattements classiques de 100 000 € par parent et par enfant.
Exemple concret
Cas pratique
Gabriel, 64 ans, divorcé, retraité, 2 enfants. Il vient de vendre sa maison de vacances et dispose de 225 000 €.
Il souhaite investir cette somme sans la bloquer, car il pourrait avoir besoin d'une partie pour boucler son budget en complément de sa pension de retraite.
Il ouvre un contrat d'assurance-vie et verse la totalité de la somme. Son conseiller Evolution Patrimoine a déterminé son profil investisseur : 60 % fonds en euros (capital garanti) et 40 % unités de compte. Le rendement annuel moyen est de 3 %. Gabriel met en place des rachats programmés de 645 €/mois.
Il décède 22 ans plus tard. Son contrat est alors valorisé à 185 000 €. La clause bénéficiaire désigne ses 2 enfants à parts égales. Ils reçoivent chacun environ 92 500 € sans aucune fiscalité (abattement 152 500 € par bénéficiaire, versements effectués avant 70 ans).